Pour pouvoir obtenir le meilleur de ses machines, il faut leurs assurer un entretien régulier. Les vérifications à effectuer de temps en temps et les
opérations de maintenance varient selon le type de machine. Dans tous les cas, le manuel fourni avec la machine présente les opérations indispensables.
Voici quelques généralités qui s'appliquent aux différentes machines en fonction de leur catégorie.
L'entretien des machines électroportatives
Machines tel que la perceuse, meuleuse, défonceuse,... Ces machines simples et performantes ont pour inconvénient principal d'utiliser un moteur
universel (comme le petit électroménager) qui est un dérivé du moteur à courant continu. Le problème commun à ces moteurs est le collecteur et ses balais
(appelés plus couramment charbons). Les charbons subissent une usure mécanique par frottement et par étincelage. Le collecteur peut également se creuser
pour les mêmes raisons.
- Soufflage des poussières
- Vérification du collecteur + charbons
- Vérification du câble d'alimentation
- Remplacement de la graisse dans le carter
- Nettoyage du mandrin,support d'outils...
L'entretien des machines fixes
Machines tel que la scie à ruban, tour à bois, touret à meuler, Ce type de machines est équipé de moteurs asynchrones monophasés ou triphasés.
L'avantage essentiel de ces derniers par rapport aux moteurs universels est de ne nécessiter quasiment aucun entretien. La seule opération à
envisager est le remplacement des roulements à bille dés l'apparition d'un bruit excessif en fonctionnement. Pour les moteurs monophasés, on y
ajoutera le remplacement du condensateur permanent, lorsque le moteur refuse de démarrer. Les moteurs monophasés anciens à interrupteur centrifuge
utilisent un condensateur dit de démarrage. Ces condensateurs devenus difficiles à trouver. Leur capacité est beaucoup plus élevée que celle des
condensateur permanents (leur prix également bien supérieur..).
En dehors de ces opérations de maintenance à effectuer en cas de problème, l'entretien courant de ces machines se limite à une surveillance des poulies
, courroies, paliers, arbres, câbles d'alimentation. Tout anomalie doit être rapidement éliminée. En particulier, le jeu entre les pièces est une source
d'usure prématurée. Lorsqu'on constate du jeu au niveau d'un arbre (après avoir retirer les courroies, bandes abrasives...), il faut remplacer les
roulements défectueux et éventuellement utiliser un produit de fixation si l'arbre est usé.
-Soufflages des poussières
-Vérification des arbres, paliers...
-Graissage
-Vérification des éléments électriques et des sécurités
-Nettoyage du mandrin, support d'outils...
L'entretien des batteries pour l'outillage sans fil
L'outillage sans fil est de plus en plus présent dans l'équipement professionnel comme le menuisier. Ses performances progressent
régulièrement. Malgré l'absence d'entretien, ces batteries nécessitent certaines précautions pour éviter les erreurs qui pourraient réduire leurs
durée de vie.
Avant de s'intéresser aux précautions à prendre, nous allons voir d'abord les différentes technologies disponibles et leurs caractéristique principales:
Créa-Menuiserie
Avantages
Inconvénients
NiCd
Peut fournir des courants élevés, Faible auto-décharge
Effet mémoire
NiMH
Pas d'effet mémoire
Auto-décharge plus importante, Moins adapté aux fortes intensités
Lithium-ION
Meilleur rendement
Plus cher et peu répandu dans le domaine de l'outillage (limité aux outils de type Dremel pour l'instant)
Ces caractéristiques sont des généralités. Les fabricants travaillent à l'amélioration permanente de ces différents types de batteries. Une batterie
récente possèdera toujours les inconvénients liés à sa technologie, mais ils seront dimunués par rapport aux même batteries plus anciennes.
La technologie NiCd est la plus ancienne, c'est aussi la plus employée pour les outils sans fil. Son principal inconvénient est l'effet mémoire. Pour
l'éviter, il faut absolument éviter de recharger une batterie encore chargée. Chaque élément Ni-Cd possède une tension de 1,2V. La tension du pack
de batterie est donc un multiple de cette valeur.Il faut attendre que la tension d'un élément soit descendue en dessous de 0,8V pour justifier une recharge
(tension mesurée en cours d'utilisation, car la tension à vide est toujours proche des 1,2V). Concrètement, on ne mesure pas la tension pour savoir
quand recharger une batterie, mais il faut l'utiliser au maximum avant de la recharger.
Une batterie Ni-Cd qui a été chargée sans nécessité immédiate n'acceptera plus la totalité de sa capacité lors de la prochaine charge à cause de l'effet
mémoire. Ce phénomène n'est pas irréversible, plusieurs cycles d'utilisation correcte lui permettront de retrouver progressivement sa capacité, mais
sa durée de vie est affectée par ces mauvaises manipulations.
Après un stockage de longue durée, une batterie nécessite plusieurs cycles d'utilisation pour retrouver toute sa capacité. Il faut toujours stocker
des batteries NiCd complètement chargées (un cycle décharge / recharge régulier est préférable, par exemple tous les mois).
Les outils haut de gamme avec des batteries NiMH commencent à apparaître depuis quelque temps. La tension d'un élément est également de 1,2V. Le gros
avantage de cette technologie est l'absence d'effet mémoire. Il n'y a plus de problème en cas de charge d'une batterie partiellement chargée.
Toutes ces batteries sont sensibles au froid, en particulier aux variations brutales de température. Il faut y penser lors de l'utilisation et du
stockage.
Les piles rechargeables utilisées pour les lampes de poches, baladeurs et autres appareils nécessitent les même précautions en fonctions de leur
technologie (NiCd, NiMH). Dans ce domaine particulier, il existe des chargeurs intelligents qui adaptent la charge à l'état de la pile à recharger. Dans
le cas de l'utilisation d'un chargeur ordinaire, il faut veiller à respecter le courant (en mA) et la durée de charge. Le chargeur doit être prévu
pour la technologie de l'accumulateur à recharger (mélanger les technologies est dangereux pour le matériel et peut l'être pour l'utilisateur !)